samedi, mai 19, 2007

Jurassic Rock ça rapporte !

Comme d'habitude, avec l'été, c'est le moment des grands Revival et nos Rock Star favorites nous font leur shows. On n'a que l'embarras du choix pour aller apprécier quelques vieilles gloires, sur le déclin ou non, mais qui ont toutes une fâcheuse tendance à vouloir assurer un peu plus leur retraite. Car, il est un fait qui les unit tous, c'est le prix à payer pour les voir s'agiter. En gros, plus ils sont vieux, plus c'est cher. Alors, on ressort les dinosaures et on fait chauffer la CB.

Voyons cela d'un peu plus près:

A tout seigneur tout honneur, Les Stones: moyenne d'âge 63 ans, prix des places de 80 € à 146 €, au Stade de France évidemment, et c'est encore eux qui vont battre tous les records de CA lors d'une tournée (377 millions de $ en 2006 !).

Iggy Pop: Il parait qu'il a encore la même énergie à 60 ans et qu'on s'y croirait. Et que ce serait même pas un scandale de payer 55 € pour ça. Et c'est au Palais des Sports que ça se passe.

Aerosmith: 57 ans environ, de 48 € à 64 € à Bercy. Rien de bien nouveau sous le soleil.

Lou Reed: un événement, sans doute: à 65 ans, il va jouer Berlin, en intégralité, avec Bob Ezrin à la direction musicale, les cordes, les cuivres, la chorale d'enfants et tout le tintouin. Pourquoi pas ? Alors sortez vos mouchoirs et vos carnets de chèques, car ça douille, de 67 € à 111 €.

Julio Iglesias (!): 64 ans, prix allant de 68 € à 122.50 €; oui bon, je sais, c'est un peu déplacé, mais je note l'extrême audace du crooner espagnol, il joue à l'Olympia 2 soirs de suite, ce qui fera mathématiquement moins de revenus qu'un stade de France ou un parc des princes bien remplis (en aurait-il d'ailleurs les moyens ?).

Genesis: 57 ans de moyenne d'âge (en tout cas de ceux qui restent), de 50 € à 100 €. Je crois me souvenir avoir vu Genesis en 1982 (ou 1983 ?), au pavillon Baltard, pour la tournée Abacab. Il me semble que la place m'avait coûté à l'époque la modique somme de 65 francs (soit 10 € pour ceux qui ont du mal, à réactualiser évidemment).

The Police: il m'avait semblé comprendre que Sting était vraiment intransigeant sur la reformation du groupe. Il faut croire qu'à 55 ans, (gasp, je viens de découvrir qu'Andy Summers avait 65 ans !) il doit avoir besoin d'un peu de sous. Alors on crache au bassinet, de 56 € à 111 € pour les voir au Stade de france, qu'ils devraient remplir sans problème.

John Fogerty: j'ai un immense respect pour ce bonhomme, CCR est une référence incontournable en matière de Rock US. Bon là, pour fêter avec lui ses 62 ans, il faudra aligner au minimum 67 €, ou 111 € pour le premier rang. Notons qu'à l'instar de Julio, il joue aussi à l'Olympia.

Smokey Robinson: bon là, on s'égare un peu, vers les derniers survivants d'une génération de blues man et chanteurs R'n'B qu'il vaut mieux se dépêcher de voir parce que ça ne durera pas. Donc 67 ans, de 56 € à 100 €. Et si je vous dis ça, c'est bien aussi parce que ça m'est arrivé de casser ma tirelire pour voir en son temps John Lee Hooker ou Champion Jack Dupree (et que je n'ai pas regretté !).

Sly & The Family Stone: tiens, le vieux Sly est sorti de prison ? 64 ans, de 55 à 132 €, là encore à l'Olympia. Je n'ai aucune idée de ce que peut donner encore ce vieux briscard sur une scène, mais je ne prendrais pas le risque de participer à ce qui pourrait être un hold-up: non merci, j'ai déjà donné une fois avec Chuck Berry (la seule fois de ma vie où je suis parti avant la fin d'un concert !) A la place, je recommande la vision surréaliste et déchaînée de sa prestation à Woodstock (de très loin le meilleur du film, selon moi).

Al green: 61 ans, de 56 € à 111 € au Grand Rex. Tiens, les mêmes prix que pour Police. Ont-ils le même producteur ?

The Who: alors là, on se marre un peu, de 45 € à 78 € pour voir s'agiter les 2 survivants, dont un sourd, qui tenteront de faire illusion à 62 ans et des bananes. Ne vous méprenez pas, j'enquille régulièrement leurs vieux albums, mais je ne leur ai jamais pardonné d'avoir voulu continuer après la mort de Keith Moon, alors qu'ils avaient déjà fait l'essentiel depuis longtemps. Leurs vénérables cousins du Zep, ont eu la bonne idée de s'arrêter quand Bonzo a trépassé.

Allez, on termine par le plus risible, The Doors, ou plutôt ce qu'il en reste, de 55 € à 77 €: pour ceux qui hésiteraient, je vous recommande le téléchargement de Feast Of Friends (film rare, s'il en est). Non seulement vous ferez des économies, mais vous aurez un (petit) aperçu de ce qu'a dû être ce groupe du temps de son vivant, et vous éviterez d'entretenir les illusions d'un pianiste de 68 ans au look d'évêque en retraite, qui essaie de continuer à faire comme si.

Bon, puisque ça fait beaucoup de chiffres, je n'ai pas résisté pour faire un petit graphe excel:





Où l'on confirme qu'Aerosmith, les Who et les Doors ne sont plus vraiment dans le coup et qu'Iggy Pop est de très loin, le plus raisonnable. Pour les autres, ça se tient à peu près, et je ne peux pas en vouloir aux Stones, tellement ils m'ont donné. Bon, on se console en se disant qu'à leur place on ferait sûrement pareil, et qu'il y a heureusement des petits jeunes qui proposent des concerts plus accessible.

Et puisqu'il est question de dinosaures, j'en profite pour enquiller un très grand, qui vieillit très bien à 59 ans. Le dernier album de Robert Plant, déjà sorti il y a un an, est vraiment de très bonne facture. Il s'est entouré de bons musicos (entre autres le batteur de feu Portishead, et un ancien clavier de Massive Attack), et chante toujours aussi bien. J'y retrouve tout à fait l'esprit du Led Zep, modernisé comme il se doit. Ca sent bon le Physical Grafiti, pourtant pas un de mes préférés.

On sent aussi très bien les influences africaines qu'il avait su nous gratifier depuis Tombouctou, un peu comme il avait déjà fait avec la musique celtique au temps de la splendeur du Zep (le IV pour ne pas le nommer). Et Robert assure carrément ! Énorme voix, énorme présence, c'est du lourd, du très lourd ! Toujours aussi présent, aussi posé. Et puis c'est très rock, très blues, très comme j'aime. Ils ont réussi à faire un subtile mélange de plans classiques - guitare, piano, harmonica - avec une sonorité toute moderne et léchée. Un peu comme si John Lee Hooker tapait le boeuf avec Moby !

Là aussi, j'avais clairement toussé devant le prix des places de son unique concert parisien (de mémoire, pas loin de 50 €) et complètement merdé pour retirer des invitations au concert gratuit donné à la Maison de la Radio. Je tacherais de faire mieux la prochaine fois. Ce dinosaure là est en tout cas un bel exemple de longévité dans la profession, tout le monde ne peut pas en dire autant.

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dimanche, mai 13, 2007

Aujourd'hui, rions un peu avec les essais nucléaires

A l'heure du pot de départ de notre cher Président, il me parait de bon ton de rire à gorge déployée sur un épisode qui fera date dans la carrière de cet homme.

Souvenons-nous un peu...

Nous sommes en 1995 et alors que le monde s'est déjà bien détendu et s'apprête à signer un traité d'interdiction totale des essais nucléaires, la France décide malgré tout de lancer une dernière campagne. Au fin fond de cet océan, qu'on dit Pacifique, le lieu idéal pour faire péter l'atome est donc un Atoll. Les habitants de Mururoa en seront comblés et la France entière sera la risée du monde. Une bonne manière également pour commémorer le cinquantième anniversaire de la première utilisation de l'arme atomique. Chirac gagnera d'ailleurs le prix IgNobel à cette occasion.

Mais venons en au fait, puisqu'il s'agit ici de bien rire un bon coup. A l'époque, Karl Zéro était au top de sa forme, et on découvrait José Garcia, qui s'en donnait à coeur joie !




Et bien moi j'en profite pour donner un petit conseil au prochain Président: il devrait écouter plus souvent Peter Tosh ! Allez, pas au hasard, c'est de circonstance, son dernier album, "No Nuclear War", sorti en 1987, juste avant sa mort tragique. Ou alors Half Pint, autre artiste jamaïcain, moins connu, mais qui mérite qu'on s'y intéresse aussi. L'album "One in a million", sorti en 1984, est un petit trésor de légèreté et de bonne humeur. Petit détail pour les amateurs éclairés: avec le titre "Too Rude", les Stones ont repris une chanson d'Half Pint sur l'album Dirty Works (oui bon, je sais, cet album n'est pas loin d'être considéré comme le plus mauvais album des Stones, et en tout cas, la pochette est certainement la plus laide).

Alors, Monsieur le futur President, pensez qu'un peu de reggae, dès le matin, ça fait toujours beaucoup de bien et ça augure d'une bonne journée.
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samedi, avril 28, 2007

Rase campagne...

Vivement que ça se termine, c'est vraiment du grand n'importe quoi. D'un côté, on n'hésite plus à comparer le candidat à Hitler. De l'autre, on fustige l'alliance de la candidate avec les communistes, trotskystes et autres gauchistes totalitaires. Voilà, le décor est planté, et c'est parti pour de la bonne baston, et du bon dialogue de sourd !

Sauf que ce n'est pas le candidat ou la candidate qui est dangereux, c'est le fait de lui donner tous ces pouvoirs d'un seul coup. C'est l'état qui est dangereux, parce que beaucoup trop oppressant. Parce qu'on a décidé de mettre beaucoup trop de choses en jeu. Tous les sujets y passent. C'est la grande braderie de tous les bons tuyaux, pour régler tous nos problèmes. Alors que l'on devrait y voir clair, voir se dessiner une stratégie, un projet sur quelques grandes lignes (politique étrangère, Europe, justice, recherche), c'est le grand déballage des idées à 2 balles sur tout et n'importe quoi. On ne rend même plus compte qu'en mettant un bulletin dans l'urne, on délègue à un homme ou une femme le pouvoir de faire ce qu'il veut avec notre travail, notre logement, notre santé, notre éducation, notre argent, notre droit, notre culture, bref, notre liberté ! Je crois que je suis en train de devenir libertarien sans le savoir, il va falloir que je travaille le sujet, et ce que j'en ai lu m'a séduit. Autre chose que cette mascarade de campagne électorale de mes deux, où on se tape sur la tête de l'autre pour essayer d'imposer ses idées.

Ah, ils étaient contents l'autre dimanche, de voir qu'ils avaient récupéré la confiance des Français. 85% de bons et fidèles sujets, qui ont montré leur dévouement, et assurer une belle légitimité à cette bande d'escrocs. Ils pouvaient jubiler, de voir leur boulot maintenu, en agitant des bonnes valeurs et des bons mots, vive la démocratie ! Le peuple est souverain, mon cul ! Le peuple est assujetti à une bande de privilégiés, qui n'ont guère d'autres objectifs que de profiter tranquillement d'un système où ils sont payés, nourris, logés, blanchis, et parfois à vie. Je ne dis qu'il n'y en a pas épris de bons sentiments, et qui ont surement un fond de pensée altruiste pour décider de prendre en main un projet de société. Mais la grande majorité s'auto-entretient dans ce système qui tourne en rond, au dépend de notre pognon. Le dernier exemple qui tue: nos gentils députés ont voté une loi, adoptée à l'unanimité, comme quoi leurs indemnités seraient revues à la hausse, en cas de non-réélection. Avant, ils avaient droit à 6 mois d'indemnités (pas loin de 7000 € brut/mois, ça conviendrait à pas mal de gens), maintenant, ils ont décidé que c'était pendant 60 mois ! Pile poil le délai entre 2 élections. Et tout ça pour quoi ? pour nous pondre encore et encore des lois, toujours plus de lois ! Ils n'ont pas compris qu'il fallait arrêter d'en faire, et en enlever plutôt ?

Alors, j'hésite, je ne sais pas si je vais voter ou non. D'un côté, je n'ai pas envie d'être le complice de ce qui ressemble à un hold-up. De l'autre, je me dis que ça ne changera rien, et qu'il vaut mieux choisir, et éliminer celui qui me parait le plus mauvais. En restant logique, c'est-à-dire en prenant en compte les fonctions régaliennes que j'aimerais lui voir occuper. Même si je m'en tape que la dictature ait des talonnettes ou des tailleurs blancs, j'ai comme la vague impression qu'il y en a un des deux qui s'en sortirait un petit mieux que l'autre, quand il s'agirait d'aller négocier le bout de gras avec les grands rigolos de ce monde, genre Putin, Bush & Cie...



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vendredi, avril 06, 2007

Al Gore, le Malcom Mc Laren de la météo ?

Voilà, c'est sorti il y a déjà quelques semaines, un documentaire sur Channel 4, "The Great Global Warming Swindle" qui égratigne sérieusement le soit-disant consensus mou à propos du réchauffement climatique et de l'influence de l'homme sur ce dernier.

C'est plutôt bien fait, assez explicite, avec des arguments concrets et des interviews plutôt pertinentes. Moi je les trouve plutôt convaincants ces chercheurs barbus qui nous expliquent comment ils ont la pression pour faire du sensationnel sur le climat. Ils ont des arguments plutôt convaincants, quelques courbes faciles à comprendre pour nous montrer qu'on ne sait pas grand-chose et que les relations de cause à effet soit-disant évidentes, ne le sont pas du tout. Et puis surtout, ils nous parlent de la politique et du business dans le monde de la recherche sur le réchauffement. De comment ça se passe pour avoir des fonds, que le réchauffement est au coeur de toutes les convoitises, qu'ils ont la pression pour faire du sensationnel, parce que ça intéresse les médias, et que c'est mieux vu de faire peur. C'est que ça rapporte ce business, alors que, en cherchant bien, il n'y aurait pas tellement de quoi paniquer.

D'abord, l'influence du CO2 sur le réchauffement est une vaste plaisanterie, puisque c'est en fait complètement l'inverse. C'est le réchauffement qui provoque la production de CO2 et pas l'augmentation de CO2 qui provoque le réchauffement. Et en plus, avec 800 ans de retard ! Et puis, le CO2, il y en a partout, il y a profusion de producteurs de CO2, et ce que produit l'homme est de toute façon dérisoire par rapport à ce qui est produit, par les animaux, les plantes qui se décomposent, les océans et les volcans.

Ensuite, la terre se réchauffe peut-être, c'est possible, c'est déjà arrivé par le passé. Et puis, elle se refroidie aussi, c'est arrivé également. Alors ça bouge dans un sens ou dans l'autre. Il y a 1000 ans, il faisait bien plus chaud que maintenant, et il y a 300 ans, il faisait plus froid. Et pour ce qui est de l'avenir, on est complètement à la ramasse pour prévoir le climat. On est infoutu de savoir quel temps il fera dans 1 semaine, alors pour savoir ce qui se passe dans 100 ans, on laisse tomber ! Les glaces fondent ? Elles se reconstitueront un jour et on n'y changera rien.

Et puis, il y a surtout le soleil, en fait, qui est le plus grand responsable des changements climatiques de la terre. Un chercheur britannique s'est penché sur la question il y a quelques années, et il a réussi à constituer un modèle pas trop débile, en se basant sur l'observation des tâches solaires. C'est lui qui fait la pluie et le beau temps, en fait. Une éruption solaire, et on se prend un ouragan, un peu de vent cosmique et on s'enrhume.

De toute façon, la cause de tout ce barouf, c'est le business. Bon accessoirement, quelques bonnes âmes en mal de reconnaissance dans l'affection médiatique, suivez mon regard, vont pouvoir se refaire une santé en se déguisant en sauveur de la planète avec leur bonne conscience à 2 balles. Alors il y en a un paquet qui n'hésitent pas à se foutre de notre gueule, histoire d'en tirer quelques profits. Et c'est que le film pose la bonne question. Pourquoi ? quelle est la motivation profonde de ceux qui prêchent la grande peur et la culpabilité du monde occidental à tout prix ? Ce serait venu pour favoriser le choix de l'énergie nucléaire, au dépend du charbon et du pétrole alors en pleine crise dans les années 70. Démontrer que les énergies fossiles produisent du CO2, et réchauffe la planète, ça aide à convaincre pour faire des centrales nucléaires. D'autant que la thèse du réchauffement par l'homme était initalement étayée par un chercheur suédois, Bert Berlin, non pas comme un fléau, mais au contraire comme une opportunité pour réchauffer la planète qui était alors dans une période glaciaire. Comme quoi, on se fout bien de notre gueule. Un coup c'est trop froid, un coup c'est trop chaud. Et c'est de notre faute, évidemment.

Evidemment, depuis la diffusion du docu, ça chahute un peu partout; on tire à boulet rouge sur le réalisateur, soit disant au passé communiste douteux, on dénonce les incompétences de quelques chercheurs qui ont participé au docu au prétexte qu'ils sont retraités (véridique !), on exhorte quelques inexactitudes cités ici ou là et Claude Allègre se prend des baffes. N'empêche que les arguments tiennent moyennement la route et que j'ai trouvé le documentaire plutôt convaincant, à part peut être le passage sur le tiers-monde où on nous explique que les réchauffistes veulent empêcher à tout prix le développement du continent africain (pas très bien compris au passage le soit-disant intérêt de cette stratégie).

Toujours est-il que la réalité est loin d'être toute noire comme on veut bien nous le faire croire. Bon, c'est pas blanc non plus, on fait surement des conneries, mais on peut pas faire grand chose pour changer la température de la planète. En tout cas, il n'y a surement pas de quoi instaurer une taxe carbone à la con. Parce que c'est ce qu'ils sont en train de nous préparer en ce moment. L'heure n'est plus de savoir si on est responsable ou non. Nos gentils experts européens, vont nous pondre un impôt en bonne et due forme, histoire de compenser les effets du réchauffement. Et le jour où la température baissera, vous croyez qu'ils nous rendront du pognon ?

Allez, avant que je m'énerve complètement, l'objet du délit est disponible ici et les sous-titres ici, et il y a aussi ce site très bien fait, qui explique tout plein de trucs par ailleurs à ce sujet.

Bon, l'occasion est trop belle, voir unique, pour enquiller Never Mind The Bollocks. J'étais trop jeune pour apprécier quand le phénomène est sorti, mais j'avoue que j'ai eu quelques faiblesses à écouter cet album un peu plus tard, et à l'apprécier. C'est plein d'énergie, la révolte à l'état brute, avec un son que seuls les british savent faire. C'est crade et terriblement efficace, et tellement rock. Du bon riff barbelé, de la rythmique en béton armé, corrosive à souhait. En fait, à le réécouter, c'est même plutôt bien produit par rapport à ce que ce disque représente, à savoir le summum de la révolution Punk. Les rythmiques sont solides et propres, et Jonnhy Rotten est tout simplement parfait: il éructe et il gueule tout comme il faut, le pur bad boy anglais, un vrai bonheur. Et puis il y a le morceau suprême, Anarchy in the UK, hymne du mouvement punk, à la mélodie entrainante que l'on se surprend à chanter sous la douche. A apprécier sans modération, ça défoule bien quand on est énervé !

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dimanche, avril 01, 2007

Pâté de campagne et cornichons

Etonnant comme la campagne ne me donne pas envie d'écrire. Peut être parce que je lis beaucoup. Et que tout ce que je lis me laisse froid, sans trop de réactions.

Même si je me marre bien !

Des conneries, y en a tout plein trop partout !

Il y a des trucs qui énervent aussi, évidemment...

Surtout quand les autres ne sont pas d'accord avec toi.

Le fait est que vouloir mettre tout le monde d'accord sur tout, à l'échelle d'un pays entier, faut être ultra motivé !

Le pire est-il qu'ils se sont persuadés eux-mêmes qu'ils vont y arriver ?

Si c'est le cas, pas étonnant qu'ils essaient de nous convaincre !

Même si ça devient lassant...

En fait, cette armée des 12 singes me laisse assez indifférent.

Je me sens tellement éloigné de ce qui se passe, et je me dis que ça ne changera pas de toute façon beaucoup ma vie quotidienne.

Le seul candidat qui aurait pu susciter de ma part un peu d'intérêt n'a pas eu les signatures pour avoir le droit de participer.

J'aime en tout cas bien l'idée qu'il y a trop de pouvoir entre les mains de trop peu et que notre système ne va pas en s'améliorant de ce point de vue là.

Et je n'ai pas beaucoup entendu de voix s'élever dans ce sens, au point qu'une personne puisse avoir le droit de postuler pour défendre cette idée.

Et c'est bien dommage, parce que cela renforce ma conviction que l'élection d'un président au suffrage universel est complètement antinomique avec l'idée que je me fais de la vie en société. Pas sur le principe de l'élection en tant que telle, mais sur le concentré de pouvoir que l'on donne à une seule personne.

On vote pour une icône, un héros. Et c'est bien normal quand il s'agit de désigner celui ou celle qui nous représentera aux yeux du monde. C'est selon moi le rôle le plus important de la mission qui lui est demandée, et qui devrait être au coeur de nos préoccupations. On en est assez loin, en fait...

Mais lui demander d'avoir une réponse à tous nos problèmes de la vie est une utopie qui m'emmerde.

Ne serait-ce que sur des domaines comme l'éducation, le travail et la santé, qui sont aujourd'hui à leur merci, et qui souffrent aujourd'hui d'une rigidité parce qu'ils sont justement les enjeux d'un débat inscrit dans une lutte pour le pouvoir !

Et elles participent un peu plus à nous priver d'un espace de liberté, au nom d'un faux consensus national légitimé par une élection au suffrage universel.

Je ne vois pas beaucoup d'expression comme quoi certains de ces domaines ne devraient plus être uniquement de leur ressort, ou plutôt de ce que nous appelons l'état.

Et je n'ai pas tellement l'impression que vouloir décider pour tout le monde ce qui doit être bien ou mal sur tout et rien, soit vraiment le modèle que je recherche.

J'ai même du mal à comprendre qu'on puisse encore y croire, et s'enthousiasmer pour un projet tellement ambitieux, qu'il en devient démagogique, forcément. Et ce quel que soit le point de vue défendu.

Heureusement, cette campagne m'a permis de découvrir quelques originaux, qui m'émeuvent !

Quelques blogs évidemment...lui, elle ou lui encore.


et quelques perles aussi comme la vente aux enchères du finalement non-candidat Rachid Nekkaz. Le mec proposait de vendre son appart aux enchères pour financer sa campagne. Là-dessus entrent en scène gentils internautes qui ont eu, je trouve, un échange croustillant:


Dommage que ça n'a pas continué (et on se demande bien pourquoi ce passage a été supprimé, d'ailleurs).

Et puisqu'il faut bien revenir à quelques réalités musicales, je suis en train de travailler le concert d'EIFFEL de la semaine prochaine. Ils font désormais parti du club très fermé du bon Rock Français, quasiment incontournable, pour peu qu'on s'intéresse à la discipline. Et ils ont réussi à avoir leur style bien à eux, tout en s'inspirant des plus grands avec une écriture toute personnelle, due en grande part au chanteur séduisant qu'est Romain Humeau.

Leurs 2 premiers albums sont originaux, inspirés et aboutis, et je les écoute avec beaucoup de plaisir. Surtout 3 jours avant de les voir sur scène, où, pour les avoir vu déjà 4 fois, j'ai à chaque fois pris une claque. Parce que ça n'a jamais été pareil, et que c'est toujours simple, sincère, authentique, et bien foutu.

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vendredi, mars 09, 2007

Concert d'Hilight Tribe: un dur moment pour le réchauffiste

Imaginez 400 personnes dans une petite salle de concert, à peine plus grande que la salle bain de Sarkozy ou de Hollande, et peu de hauteur sous plafond, 3m maxi.. Mettez sur scène un groupe de Trans, dont la musique oscille entre 120 et 150 bpm, avec quelques pointes à 180 bpm, pendant un peu plus de 2 heures.

Vous observez alors les phénomènes suivants :
- hausse de la température, qui voisine rapidement avec les 57°C
- saturation de l'atmosphère en vapeur d'eau, taux d'humidité qui plafonne à 98 %
- raréfaction de l'oxygène et augmentation notoire du taux de CO2

De là à conclure qu'il y a une relation de cause à effet entre les concerts de Hilight Tribe et le réchauffement climatique, il y a un pas que je franchis allègrement. C'est qu'on en a cramé de la calorie, on a flingué de l'oxygène, on a dégagé du Celsius, en veux-tu en voilà. Accessoirement, on a fumé aussi, et du même coup expiré tout plein de cochonneries, pas du tout bon pour l'atmosphère. Bref, une très mauvaise affaire pour le réchauffiste qui se respecte : à quand la taxe sur les concerts trop chaud ?

N'empêche que c'était drôlement bon, et que j'en redemande, du réchauffement comme celui-là !

Il faut dire que le groupe était en pleine forme (ils ont fait eux-mêmes leur première partie en accoustique, ce qui est plutôt rare), le public déchainé, et que même si la prod n'atteignait pas celle du Trabendo en juin dernier, ce concert était vraiment très bien. D'autant qu'il a été suivi d'une session électro, Jungle/Breakbeat/Trans/Psyché de très bonne facture.

J'en profite pour mettre sur la platine leur excellent live, qui donne un tout petit aperçu de ce que peut être la prestation de ce groupe vraiment original sur scène. Tous les instruments sont joués sur scène (guitare/basse/batterie/djembé/congas/didgeridoo avec ce qu'il faut d'effets dans tous les sens), un batteur et un bassiste dévoué au beat, comme rarement j'en ai vu: pas le moindre petit écart sur une rythmique ahurissante, grosse caisse et basse toujours au millimètre, à contre-temps et à 150 bpm. Enrobez le tout avec des voix vibrantes (quoique pas assez fortes hier soir), et vous obtenez un trip tribale et hypnotique qui fait bouger tout votre corps, malgré la fatigue, la soif, et l'asphyxie.

Un pur bonheur... et on a bien fait attention à éteindre la lumière en partant.

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dimanche, février 25, 2007

Aujourd'hui, rions un peu avec Marie-Georges

Ce soir, dans ma boîte aux lettres, entre 2 pubs de serruriers, et 3 dépliants de vendeurs de pizzas, il y a un tract de Marie-Georges. Je n'ai pas résisté au plaisir de le garder, et j'ai foutu le reste à la poubelle, qui se trouve à 30 cm de ma boîte aux lettres. Je ne sais pas si les vendeurs de boîtes aux lettres incluent systématiquement une poubelle à proximité, parce que ça aide vachement à faire le tri. Hop, on garde la malheureuse facture du jour, ou plus rarement la pauvre carte postale coincée au fond de la boîte, et on fout le reste directos dans la poubelle. Si c'est pas du filtre anti-spam efficace, ça...

Mais je m'égare, là, revenons à Marie-Georges. Elle a l'air gentille, Marie-Georges, on dirait la mère d'une bonne copine, ou aussi ma tante. Et ma tante, elle est a-do-rable !

La mise en page est soignée, c'est vif et coloré, bien aéré, et plutôt agréable à lire.

Le papier, par contre, c'est pas terrible, ça fait un peu recyclé 3 fois, mais bon, en cette pèriode d'ardeur écologique tout azimut, on va pas lui en vouloir.

Je vous livre la première phrase du tract: " En cette pèriode électorale, beaucoup de promesses et de belles déclarations." Je suis à fond d'accord, et j'ai pas vraiment l'impression que ça va s'arranger...

Pour résumer les mesures phares, on va faire dans la synthèse. En gros, on va faire des lois, pour décider d'aller mieux et d'être heureux ! Il suffit juste de le décider !

Comme décider que tout le monde gagne plus, décider qu'il n'y a plus de chômage, ou décider que le coût du logement ne doit jamais dépasser 20% des revenus des ménages. Si, si, c'est marqué. Alors si ton loyer dépasse les 20% de tes revenus, tu attaques ton proprio en justice et il baisse le loyer, puisque c'est marqué dans la loi !

Avec des "Il faut", et des "Ya qu'à prendre l'argent où il est", c'est ultra fastoche !

Au dos, il y a un petit manifeste sur l'absence de débat démocratique en France, comme quoi les médias s'acharnent à ne parler que des 2 principaux candidats. Il me semble avoir déjà lu ça quelque part... Un jour, il faudra qu'on s'insurge sur l'absence de débat démocratique parce que les candidats s'acharnent à ne parler que des médias qui s'acharnent à ne parler que des candidats !

Il y a aussi une colonne avec 3 questions à Mouloud Aounit. Je ne sais pas qui c'est, Mouloud Aounit, mais un rapide search montre qu'il a pas l'air commode, et qu'il est pas vraiment décontracté.

Et puis, il y a l'inévitable petit bon à découper pour leur envoyer du pognon. Tu fais un chèque à Nicole, elle saura l'utiliser dignement ! Je me demande qui peut être assez motivé pour leur filer du blé.

Et c'est dans ce petit cadre qu'il y a mention du site Internet. Faut vraiment chercher un petit moment avant de trouver, j'ai cru pendant un instant qu'ils n'avaient pas de site.

Par contre, j'ai vainement cherché le mot communiste, et ben y a pas: aucune mention du parti, rien, nada. Ils ont peut-être fini par se dire que ce mot là était un peu encombrant, finalement, et que ce n'était pas vraiment synonyme de bien-être. Un peu en contradiction avec le slogan du début, "Vivre mieux, on y a droit !".

En attendant, le tract a rejoint les pubs de serruriers et de marchands de pizzas...dans mon filtre anti-spam à moi.

Et là, tout de suite, je suis en train d'écouter Little Barrie. J'avais du découvrir ça sur Nova, c'est du très bon rock-funk-soul-blues, très seventies, tout comme j'aime ! On s'y croirait, du Peter Green, Ten Years After ou du Traffic. J'y retrouve même un petit goût de Stones ou d'Hendrix, au niveau du son, c'est vous dire ! Le chanteur-guitariste-auteur-compositeur assure très bien et ça a bien la pêche ! Ils ont sorti 2 albums jusqu'à présent, le dernier tout récemment, et ils sont en concert mardi prochain à Paris, au Nouveau Casino. Je crois que ça va le faire...

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jeudi, février 15, 2007

Trouvaille

Ce soir, ma fille a commencé à fredonner "We are the Champion", et m'a demandé si je connaissais. Apparemment, il y a une reprise à 20 centimes, qui sévit en ce moment sur les ondes. Alors, j'ai enquillé Queen, pour lui faire écouter l'original, et de fil en aiguille, j'en suis arrivé à Jazz.

Jazz, on aime ou on n'aime pas, mais on se souvient forcément d'un truc, c'est la pochette. Ou plus exactement, la double photo insérée dans la pochette. On dépliait une double page à fond rose et on tombait sur une magnifique photos de filles à poil sur des vélos:



Et quand on découvre ce truc à onze ans, avouez que ça ne peut pas laisser indifférent...

Bon, et puis évidemment, le son, gros, les mélodies, le piano, la voix, et des gros riffs et de la guitare qui dégouline. Ah, il a bien travaillé, l'ami Brian, qui s'est fabriqué sa guitare tout seul comme un grand. Je dois même avoir le Guitare Magazine de l'époque, où ils expliquent tout comme il a fait, et si tu veux faire pareil. Le fait est qu'il a joué pendant toute sa carrière sur cette guitare en unique exemplaire. Quelques copies ont été faites par divers luthiers, mais c'est bien lui qui a fait l'original. Pour les inconditionnels, il y a un article hallucinant sur le sujet, comme seul Wikipedia sait le faire.

N'empêche, j'aime bien cet album, j'y reviens de temps à autre. J'aime bien ce mélange des genres, et puis un bon Mustapha ou Bicyle Race, ça vous remet les idées en place, les soirs de déprimes.

Les autres albums, un peu moins, même si les références aux Marx Brothers (ANATO et ADATR) s'écoutent aussi de temps à autre.

Par contre, il y a un truc qui m'échappe, c'est comment ce groupe a réussi avec un batteur aussi terne et insignifiant. Je n'ai jamais compris ce son pourri, ces enchainements conventionnels, aucun feeling, aucune originalité. Certes, tout le monde n'est pas Ian Paice ou Terry Bozzio, mais franchement, je trouve que le bonhomme n'est vraiment pas à la hauteur, comparé à ses accolytes !

Bon, et puis, en farfouillant ici et là, j'ai trouvé ce truc là. Il parait que ça a été censuré à l'époque. On y retrouve nos gentilles cyclistes, et Freddie Mercury avec une superbe chemise à carreau !




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mardi, janvier 30, 2007

Aujourd'hui, rions un peu avec l'ANPE

L'autre jour (je commence pratiquement toujours mes posts par l'autre jour, les faits relatés et les idées à 2 balles ayant toujours un lien approximatif avec mes émotions passées, mais ne respectent en aucun cas un ordre chronologique quelconque et précis d'où la vaguitude du jour autre), j'ai été reçu par une dame charmante à l'ANPE, et en plus, terriblement efficace.

Elle m'a d'abord expliqué très simplement comment ils étaient organisés par regroupement de secteur d'activité, et voyant mon projet de création de boite, elle m'a dit qu'elle n'avait pas beaucoup le temps à me consacrer, que, vu mon parcours, elle ne serait pas forcément d'une méga-aide. Donc un petit mail de temps à autre pour se tenir au courant de la situation, ce sera toujours mieux que de perdre son temps en rendez-vous.

On a échangé nos mail, on s'est dit au revoir, on s'est pas fait de bisous, et c'était fini.

J'ai même pas eu le temps de lui parler de mon idée à 2 balles - pas celle de ma boite, hein ! - mais mon idée à 2 balles sur l'ANPE.

Là, maintenant, il y a tout plein de chomeurs, mais, un jour, c'est sûr, ce sera le retour vers plein emploi, Sarkoléon ou Démagolène vont débarquer, et comme ils savent tous les 2 exactement ce qu'il faut faire pour éradiquer le chomage, ils vont le faire, youpi tralala !

Du coup, les gens de l'ANPE vont avoir moins de cas à traiter.

Alors ils auront de plus en plus de temps.

Et plus ils auront le temps pour s'occuper des chomeurs, plus ils seront aussi efficace, donc moins il y en aura.

Et ils fermeront progressivement la boutique,

Alors ils iront faire la queue ... à l'ANPE qui sera à nouveau débordée, vu qu'il y aura de moins en moins de monde de l'autre côté du guichet !

Bon, je sais, c'est complètement con.

Je visualise bien une planche de Reiser - ce mec est mort beaucoup trop tot ! - pour illustrer le propos. Un de ces personnage à la con, lucide, entier, un philosophe à la petite semaine, ou un gros dégueulasse cynique et stupide, bourré et moralisateur.



Et ce qui devait arriver arriva, mon winamp favori s'est mis à jouer Catch a Fire, album mythique des Wailers. Premier album réalisé par Chris Blackwell, qui a fait découvrir le reggae au monde entier, entreprise qu'il avait déjà entamé avec le film "The Harder they come" avec Jimmy Cliff. C'est qu'il a eu de l'intuition, le monsieur, en avançant 8000 livres au groupe pour enregistrer l'album. Il connait déjà les Wailers depuis plusieurs années, et il sent que ça peut faire un carton mondial. L'idée sera d'arranger le tout avec un son plus Rock que ce qu'auraient fait les musiciens Jamaïcains. Il suffit d'écouter la différence de son avec ce qui sort d'habitude des studios de Kingston.

C'est aussi le dernier album où il y a eu une vraie collaboration entre Bob Marley et Peter Tosh. Ce sera le début de la gloire pour Bob. Par la suite, Peter Tosh montrera qu'il est tout aussi talentueux, même s'il n'a pas le charisme de son pote.

En tout cas, c'est du grand Bob, du très très grand.

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mardi, janvier 23, 2007

Bonne tranche de rigolade

Non, je ne vais me moquer de personne, juste relater les bons fous rires que j'ai eu hier soir en allant voir ce monsieur:




Donc, il raconte sa vie sexuelle, parle de sa puberté, la première fois, les préliminaires, le tout avec des petits dessins explicatifs hilarants.

C'est cru, pas vulgaire, et on se reconnait forcément dans les situations décrites.

Donc, voilà, j'ai ri de bon coeur à gorge déployée, et comme c'est un tout petit spectacle pas connu du tout dans un tout petit théatre, j'en parle ici pour les 3 lecteurs de ce blog, (dont une était avec moi hier soir. Il en reste 2, on sait jamais...).

Ah oui, et puis aussi, vous pouvez même avoir une place moins chère, en allant sur BilletReduc. Moyennant quelques 1,35 € et des bananes que vous allez gentiment donner à votre opérateur, vous aurez une réduc de 10 € sur la place. Et en plus, c'est simple et ça marche !

Tiens, ce soir, j'écoute le magnifique Doubts & Convictions des Troublemakers. Ce disque est un pur bonheur musical, du trip-hop musical dans toute sa splendeur, avec des samples groovy par excellence. Ca sonne jazzy, funk, downtempo, électro, soul, hip-hop, afro-beat. Ca s'écoute tout seul, ça donne aussi envie de bouger, notament sur "Electrorlorge", où il y a un beat énorme sur un sample de bass absolument gigantesque !

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samedi, janvier 20, 2007

2 Bonnes et 2 Mauvaises Nouvelles

La première bonne nouvelle, c'est qu'Eiffel vient de sortir un nouvel album.

La première écoute est plutôt alléchante, c'est tout de suite reconnaissable et il va falloir travailler cela méthodiquement.

Quelques titres ont déjà retenu mon attention: "Saoul", "Avec des si", "Tes vanités", "Bigger than th biggest".

On ne leur en voudra pas d'occuper un peu l'espace laissé libre par la pré-retraite forcée de Noir Désir. L'inspiration est de plus en plus flagrante, même s'il y a toujours cette petite touche spéciale, qui fait le charme des morceaux de ce groupe. Des riffs et des arrangements très particuliers, et des paroles écrites et chantées par un Monsieur qui commence à trouver sa place parmi les grands du Rock Français.

La première mauvaise nouvelle, c'est que j'ai appris au passage qu'ils étaient en concert lundi dernier à la Maroquinerie (le jour de la sortie de l'album, curieux) et que je n'y étais donc pas.

Eiffel, je les ai vu 3 fois, et à chaque fois c'était différent et tout aussi dément. En tout cas, ça a la grosse patate, et pour peu qu'ils soient en confiance et qu'ils se lachent, ce qui manque rarement d'arriver vue l'ambiance survoltée de leurs concerts, c'est assez énorme. J'y avais fait mon sport de l'année, en 2002 au Trabendo ! J'avais frolé l'arrêt cardiaque, à pogotter comme un malade sur du très bon rock !

Il y a une session de rattrapage en Mars au Tryptique. Je vais peut être faire quelques footings d'ici là, histoire d'être au top de ma forme ! (on appelle ça de la bonne motivation pour faire des trucs chiants, mais qui ont quand même une très faible probabilité d'arriver)

La seconde bonne nouvelle est que IDEM est en concert Mardi prochain à la Flèche D'or. IDEM, j'en ai déjà parlé ici (un de mes premiers post sur lequel ils sont venus donner l'info, sympa !), c'est du Dub-Electro-Rock très original, et une bonne hallu sur scène.

Allez faire un petit tour sur leur site, là et aussi ici, et dites-vous que, si, par hasard leur musique vous chatouille un peu les oreilles, alors vous devez foncer à la Flèche d'or ! Ils sont très pros sur scène; c'est très carré, et un son bien travaillé, une atmosphère strange, sombre, envoutante, et une musique qui vous entraine. Et rien que pour le batteur, cela vaut le coup ! Sans doute venu de la planète Mars, c'est une hallu à lui tout seul !

La seconde mauvaise nouvelle est que je ne pourrais probablement pas y aller, car, le Mardi, c'est le jour de la semaine où je vois mes enfants, et que j'ai du mal à faire sauter ce rendez-vous désormais hebdo. Je crois qu'il y a également une session de rattrapage en Mai au Tryptique.

En tout cas, 2007 démarre très bien pour la musique Made In France !

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mardi, janvier 16, 2007

Ce week-end, j'ai mis les pieds en haut de la grande Arche de la Défense. En soit, cela n'a rien d'un exploit, même si je suis sujet au vertige: la vue est impressionnante, bien que limitée au champ ouest, et là n'est pas le propos.

Si j'en parle ici, c'est par ce qu'il y a une expo d'un artiste Dimitri, qui fait des peintures rémanentes. Je n'ai rien trouvé sur le net, à part les 2 jpeg que je vous ai mis là.

Alors une peinture rémanente (ou peinture en rémanence), c'est quoi au juste ? C'est un art qui s’appuie sur la persistance rétinienne, pour permettre au cerveau de virtualiser en positif des peintures regardées en négatif très contrasté. En clair, vous voyez un visage comme celui-ci:





Jusque là, rien d'exceptionnel, on se dit, bon, pourquoi pas, il a voulu faire dans le bigarré, ouais.

Mais c'est qu'il y a quelques explications pour regarder. Donc, vous fixez le petit point blanc au milieu du portrait (pas toujours facile à trouver, je reconnais), pendant 30 secondes. Attention, 30 secondes, c'est long ! Ensuite, fermez les yeux ... et attendez ... encore un petit peu. Au bout de quelques secondes, un visage se forme dans votre esprit. Mais pas un visage de toutes les couleurs, comme celui que vous avez regardé. Non, le vrai visage de la personne que vous aviez du mal à reconnaitre. Et l'effet est tout simplement saisissant !

Ca marche aussi les yeux ouverts, à condition de disposer d'un fond blanc ou noir, en tout cas uni, sur lequel se formera l'image. Plus le fond est loin, plus l'image sera grande.

Alors il a fait Johnny, Depardieu, Simone Signoret, Tom Cruise, Stevie Wonder, Ray Charles, Gilbert Montagné (en fait, une collection d'aveugles célèbres), Gainsbourg, Marylin, Zidane, et bien d'autres. On bloque pas mal à essayer d'identifier les personnes (en l'occurrence, je ne sais pas qui est celle que je vous ai mis là !)

Allez, un autre petit pour la route (peut être mieux à télécharger et zoomer):




Visiblement, il sait faire ça avec n'importe quelle image; il propose même de vous tailler le portrait pour 60 €, rien que ça.

En regardant les images exposées et vendues, il y avait aussi Jagger et Richards, et ça m'a rappelé que ça faisait longtemps que je n'avais pas enquillé les Stones.

Alors, je répare, et c'est Let It Bleed, qui m'accompagne ce soir.

Enorme album, s'il en est, en fait, une avalanche de tubes. Un album de transition également. Le premier sans Brian Jones, il est mort pendant l'enregistrement, et Mick Taylor se fait les dents, et annonce déjà, à 20 ans, l'immensité de son talent.

Du grand Jagger, en super forme, Keith n'est pas encore trop défoncé non plus, et c'est le début des riffs ravageurs, ça sent bon la Telecaster et l'open tuning (ah, il parait qu'il faut que j'explique ce qu'est l'Open tuning. Tiens, je ne suis pas rancunier, tout est là).

Et puis cet album est tellement blues ! Il y a là l'énorme reprise de Love in Vain de Monsieur Robert Johnson, qui deviendra un must lors de leurs tournées futures (sublime version à écouter sur Get yer ya ya's out). Evidemment, l'incontournable Midnight Rambler, qui trouvera son apogée lors de la tournée 73, avec un Jagger déchainé à l'harmonica.

Et puis aussi quelques bonnes surprises: le chant de Keith sur You got the silver par ce que les bandes de Mick ont été paumées quelque part. Il re-fera d'ailleurs Live with Me depuis l'Australie, où il est parti tourner Ned Kelly, un western quelconque (Jagger, pour qui j'ai tant de respect pour ce qu'il a fait dans le domaine musical, n'a jamais fait d'étincelles sur le grand écran, hormis dans son propre rôle de chanteur des Stones, soit 3 ou 4 films de tournée. Pour le reste, où il a essayé de faire l'acteur, il a plutôt atterri dans des films insignifiants).

Enfin Monkey Man, énorme riff sur les quels j'ai du ma casser quelques ongles. Et puis You can't always get, avec les choeurs, le clavier de Stevie Winwood, toujours dans les bons plans, celui-là.

Bref, que du bon, que du bon !

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samedi, janvier 13, 2007

Pffffffffff

Eh bien voilà, ils ont bien fait leur travail:



Je savais que j'avais peu de chance que ça reste, et je l'avais bien dit.

Pas encyclopédique en l'état, qu'ils disent ! Non mais ! A quoi ca sert, une encyclopédie, si ce n’est pas pour y mettre des trucs comme çà ?

Pour me consoler, rien de tel qu'un petit Meddle sur la platine !

Ce truc a 35 ans, et c'est toujours une bombe ! Pour moi, le meilleur du Floyd, celui qui finit souvent par mettre tout le monde d'accord. Essentiellement pour Echoes, mais pas seulement.

Qui pourrait dire qu'il a été insensible à One of These Days ? Je crois que ce truc a eu le record pour les génériques d'émissions et reportages, en particulier à Stade 2, où il était fréquent de d'illustrer quelques images de glisse ou de ralentis foireux avec ce morceau. Bon d'accord, très rapidement Wish You Were Here a du le remplacer.

Au passage, puisque je parle de trucs essentiels, je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer ce lien, le bêtisier de Pierre Fulla: des pages de bourdes, assénées par le commentateur, relevées par quelque gymnaste puriste plutôt motivé.

Bon, pour revenir à nos moutons roses, il y a peut être un tout petit poil de remplissage au milieu. Cela dit, avec les images de Pompéi, ca le fait à donf ! J'aime pas les chiens, j'aime le blues, et moi, le chien qui fait du blues, j'aime bien !

Même le piano de San Tropez, il est jazzy, et plaisant !

Et puis, tout cela nous rapproche furieusement de la face B...

Par ce que là, c'est une tuerie, évidemment. Ce petit sonar qui démarre là, annonciateur de tellement de choses ! C'est le voyage assuré, l'astronef qui vous emporte et vous fait planer.

C'est léger et fort à la fois, une découverte à chaque écoute, même quand on le connait par cœur. Rien de tel pour oublier les petits tracas de la censure de Wikipedia.

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samedi, janvier 06, 2007

Fermeture des listes

Fin d'année pré-électorale oblige, j'ai vu l'autre jour cette affiche de la campagne de ralliement aux listes électorales gratifiée ainsi:



Pour les sourds et les mal-voyants, je transcris l'énoncé du texte: "Si ça devait changer les choses, ça aurait été supprimé"

J'ai trouvé le graffiti plutot bien vu, et je ne suis pas loin de penser la même chose.

Quand allons nous comprendre que l'idée qu'un seul homme ou une seule femme ait réponse à tous nos problèmes est une idée absurde ?

J'ai longtemps voté blanc avant de me rendre compte que ce n'était pas un suffrage exprimé, et que cela revenait exactement au même que de ne pas voter. Quand j'ai dit à certains que je ne votais pas, ils m'ont reproché de ne pas profiter d'un système où je pouvais exprimer ma voix, et que je serais bien malin si un jour on venait à nous supprimer ce droit. J'ai culpabilisé et je me suis remis à voter (Ah, il y a eu aussi parce que mon ex-femme était membre du conseil municipal, et que c'était mieux vu (!), s'il y avait une petite signature dans le registre en face de mon nom). Alors j'ai été voté. Blanc ou non. Ca dépendait.

Et si exprimer ma voix passait par le non-vote, par la non-reconnaissance de pouvoir des candidats qu'on me propose ?

A écouter ceux qui auront leur nom sur un bulletin de vote, ils auront 60 millions de priorité numéro 1. Ce sont des sur-hommes, des wonder-woman, qui vont réussir à tout nous promettre, juste par ce qu'ils savent mieux que les autres ce qui est bien pour nous.

Et ce n'est pas par ce qu'il y a plus de bulletins dans une boite avec un nom dessus plutot qu'un autre, que cela changera quelque chose.

Vu que cela n'a pas tellement changé les choses, par le passé.

On peut d'ailleurs se demander si le Président de la République n'a pas plus de pouvoir qu'en avait louis XIV ? C'est certainement un progrès d'avoir changer la règle de la désignation du N°1, en remplaçant l'hérédité et un droit divin à vie, par un suffrage universel laïque renouvelé tous les 5 ans. Mais dans les grandes lignes, le fonctionnement n'a pas beaucoup évolué. Trop de pouvoir dans les mains de trop peu de monde. Et le pouvoir de définir les règles et de les appliquer. Et on n'est pas à l'abri non plus d'élire un tyran.

J'enfonce le clou en citant Pascal Salin, "L'État n'a aucune justification morale ni scientifique, mais constitue le pur produit de l'émergence de la violence dans les sociétés humaines."

Je me réjouis de lire ici et là, qu'il y a de plus en plus de voix qui s'élèvent doucement pour l'émergence de systèmes décentralisés et auto-organisés. Certes, l'alternative n'a pas encore été trouvée, elle reste à inventer, et j'aime l'idée qu'elle soit plus expérimentale, moins dogmatique et surtout beaucoup plus partagée.

Ce sera un réel défi que d'en établir les règles.

Qui va s'y coller ?

Y-a-t-il un volontaire dans la salle ?

Quelqu'un veut-il se présenter ?

Allez, j'arrête de délirer pour enchaïner sur le dernier (et le premier d'ailleurs) album de Wax Tailor avec lequel je tue l'après midi du samedi.

Le single Que Sera a eu droit à quelques passages sur Nova (grâce à cela que j'ai découvert cet album d'ailleurs). C'est bien ficelé, des arrangements triphop comme il faut, très léger, du violon, de la trompette, ca s'écoute tout seul. C'est rap, soul, hip-hop, downtempo, R'n'B, ca ne ressemble à rien d'autre.

Beaucoup de références cinématographiques (l'auteur est un féru de cinéma): woody allen, alfred hitchcock, stanley kubrick, ça s'écoute comme une BO. Ce n'est pas fatiguant du tout, ca réchauffe et ca berce, et c'est idéal un après-midi d'hiver.

Il parait que le prochain album doit sortir très bientot. Une bonne raison de se réjouir pour cette nouvelle année qui commence !

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dimanche, décembre 31, 2006

Et pourtant j'ai cliqué...

Voilà, j'ai vu les images de l'exécution de Saddam. Ils avaient bien dit à la Radio que les images étaient diffusées. Je ne sais pas si elles ont été montrées à la télé ou non. En tout cas, elles sont facilement accessible sur le web, et j'ai cédé à ce voyeurisme bas de gamme, qui m'a mis plutot mal à l'aise.

Non pas que j'ai la moindre compassion pour ce dictateur, qui a surement commis beaucoup plus d'atrocités que ce pourquoi il a été jugé et condamné à mort. N'empêche, voir la mise en scène de son exécution a quelque chose d'ignoble. Il y a déjà un vrai malaise à cautionner et accepter une condamnation à mort, mais montrer les images de sa mise à mort est franchement dérangeant.

Et pourtant, j'ai cliqué, par ce que j'étais sans doute curieux de voir ce qu'il y avait derrière ces images. J'ai encore du mal à comprendre la démarche, le pourquoi de ce clic vicieux, ce qui fait qu'on a envie de voir quelque chose qu'on sait à l'avance que ce n'est pas beau à voir.

Que lui dit son bourreau ? Ah, c'est vraiment trop dommage, il manque les sous-titres ! Il lui mime quelque chose, avec la main autour du coup. Il lui explique sans doute comment ça va se passer. Il lui propose de passer un foulard avant la corde: "tu vois, on te passe un petit foulard, comme ça, ça laisse moins de trace sur ton cou, tu es d'accord ?".

Je me souviens d'un film, violent réquisitoire contre la peine de mort, dans lequel Alain Delon était condamné à mort (et Gabin son avocat). Les moments précédant l'exécution était tout simplement invivable.

Alors où est l'intérêt des images ? de montrer qu'on a fait cela dans les règles ? de prouver au monde qu'il est bel et bien mort ? de révolter un peu plus les militants contre la peine de mort ? d'énerver un peu plus ses défenseurs ? de consoler les familles de ses victimes ?

Et pourtant, j'ai cliqué, j'ai vu, et ça m'a dégouté... et quelque part, j'ai donné raison à ceux qui ont choisi de mettre en ligne ces images.

Tiens, il y a même le rating dans Youtube ! Savoir si on aime ou pas, toujours important de participer et de donner son avis.

Et je n'ai même pas écouté de musique après ça, vous dire si le gout dans la bouche est amer, J'ai juste éteint mon PC, et j'ai été me coucher.

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dimanche, décembre 17, 2006

Planète Bleue ou Planète Blanche ?

Aujourd'hui, petit match entre 2 films qui font partie des trucs qui me font vibrer dans ce bas monde, et qu'on se sent bien après avoir vu un truc comme ça, et qu'on aimerait en voir plus souvent !

Commentaires

Argh, là je m'aperçois que je suis en train d'essayer de faire un truc élaboré, et je me rends compte que je maîtrise plus trop le sujet et qu'il va falloir que je le bosse un peu. Bon, dans mes souvenirs, c'était plutot sobre dans les 2 cas, peut être un peu plus d'explications dans la Blanche, qui font un peu défaut dans la Bleue. Alors on va dire:

Blanche: 5/5
Bleue: 4/5

Diversité d'animaux

Ben là, c'est plutot la Bleue qui l'emporte, par ce que ça n'arrête pas. Et même si ça ressemble quand même souvent - un poisson reste un poisson - c'est jamais pareil ! Alors, certes, on sait pas toujours comment ça s'appelle, ni comment ça marche, mais il y en a un paquet.

Et dans la Blanche, on bouffe quand même pas mal de caribous !

Blanche: 4/5
Bleue: 5/5

Images

Bon là, c'est kif/kif pour la qualité technique, et les prises de vue incroyables. Mais quand même, avoir dans le même plan, un gros banc de poissons, qui se font bouffer par des oiseaux, des dauphins, des phoques des requins et une baleine, moi, ça m'a scotché !

Bon, c'est sur, la naissance du bébé ours, ça mérite le respect, mais il y a un tout petit côté voyeur, aussi.

Blanche: 4/5
Bleue: 5/5

Message

Forcément, c'est d'actualité, et la Blanche est sortie après la Bleue, donc on a droit à un léger rappel à l'ordre. On est un peu en train de merder et c'est l'ours blanc qui en pattit. Ben ouais, c'est sûr, c'est pas lui qui va gagner la grande bataille de l'évolution que ces films sont sensé nous montrer ! Bref, je vais donc favoriser ici plutôt l'absence de message qui me parait appropriée à ce que j'attends de ce genre de truc (des messages sur le sujet, il y en a tout partout, et je ne crois pas que ces films y soient pour quelque chose). Bon, la bleue nous le fait aussi un peu, mais comme c'est àla fin, juste avant un truc de ouf au niveau des images - voir rubrique suivante - on lui pardonne.

Blanche: 3/5
Bleue: 4/5

Queue de baleine

Ben, effectivement, là, il y en a aussi dans la Blanche, mais faut reconnaître que ce truc là, là, juste plus bas, c'est quand même l'hallu ! Il m'est arrivé de me faire ça avant d'aller bosser, le matin, histoire de gouter à un truc qui me donne la patate tout à l'intérieur de moi !

Ah, il y a juste un micro bémol, quand même, c'est qu'ils ont fait le fade out trop rapide à la fin, et qu'on aurait aimé en avoir 5 secondes de plus, histoire de nous accompagner dans notre voyage intérieur, et de ne pas nous laisser tomber brutalement comme ça. Ca me rappelle, un morceau des TroubleMakers coupé dans une fête, par une Blonde bourrée de mes amies, mais bon, je m'égare, là...

Blanche: 3/5
Bleue: 5/5

Voilà ce qui nous fait un petit total de:
Blanche: 19/25
Bleue: 23/25

et là, je me rend compte que j'ai merdé et que j'ai mis un critère de trop !

Pas grave, je me suis bien marré, et donc comme promis, appréciez...



© copyright elleestbellemaqueue!


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vendredi, décembre 15, 2006

SRV

SRV est entré dans ma vie un jour d'automne 1984. J'étais en pleine pèriode Hendrixienne, et je commençais à essayer de faire du bruit avec un instrument. Et ça donnait à peu près ça:



© copyright deplusenplusfort

(Bon, on parlera d'Alvin Lee une autre fois, c'est pas le sujet aujourd'hui)


Et puis un jour, le grand frère d'un pote est venu me trouver et m'a dit: "Viens, faut que je te fasse écouter un truc, tu vas halluciner". Et c'était Couldn't stand the weather. Je me souviens encore du frisson qui a parcouru tout mon corps et de ma tête d'ahuri en entendant l'intro de Scuttlin Buttin. Un truc de malade ! Qui c'est celui-là ?

Rapide coup d'oeil sur la pochette. Quoi ? Il a repris VoodooChile ? le con, il peut pas, il va se planter ! Ben si, il peut, justement, et c'est tout simplement énorme. Tin Pan Alley est également un truc inouï, et il n'y a rien à jeter, sauf peut être la dernière que certains trouveront un peu jazzy, mais qui a son charme également.

Et puis j'ai découvert Texas Flood, qui, en fait était son premier album. Et puis quelques autres après, même si c'est clairement ces 2 là qui doivent rester.

N'empêche, SRV, le monde entier l'avait entendu, c'est lui qui joue sur l'album Let's Dance de Bowie. J'ai compris ça des années après, ce son de strato si spécial, ce vibrato si incisif. Réécoutez China girl, vous verrez, on reconnait tout de suite le style.

Et SRV est mort un jour d'aout 1990. Un bête accident d'hélico.

C'était quelques semaines avant son passage prévu à Paris. Je l'avais raté 2 ans avant au palais des sports, parce que mon pote P avait zappé pour prendre les places alors qu'il avait dit qu'il s'en occupait. J'enrage encore aujourd'hui de ne pas avoir vu ce mec sur une scène.


Depuis, je ne délègue plus, je m'occupe de toutes mes places de concert moi-même, j'ai trop peur de rater des immortels.

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vendredi, décembre 08, 2006

Comment on dit FUCK en Italien ?

L'autre jour, j'ai vu ça et puis j'ai eu l'idée de faire un truc comme ça. Mais comme quelqu'un l'avait déjà fait, et que j'ai récupéré entre temps la version italienne, j'ai finalement fait ça:



Evidemment, il y en a moins qu'en anglais par ce que c'est plus long, et donc c'est moins facile à caser au milieu d'une phrase. Mais je trouve ça rigolo !

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mercredi, décembre 06, 2006

Mon chef d'oeuvre

Ca y est, je l'ai fait ! Mon Chef d'œuvre est ici.

J'avoue avoir enfreint un peu la règle qui veut qu'une idée soit visible au moins en 2 sources différentes pour être mentionnée. Mais bon, Wikipedia m'offrait la chance de diffuser ce concept qui me tenait à cœur, bien qu'ayant disparu de ma vie il y a déjà 18 mois. Et comme j'ai cru déceler chez quelques-uns de mes proches une forte adhésion, et que je suis sûr que beaucoup de gens ont connu ça de près ou de loin, j'ai cru bon de développer quelque idée à 2 balles sur le sujet qui mérite bien l'encyclopédie.

J'ai mis une capture dès fois qu'un Administrateur scrupuleux aurait envie de supprimer l'article. Avouez que ça serait dommage de ne pas garder ça à la postérité !



Or donc, pendant près de 5 ou 6 ans, je me suis farci des diners où je ne connaissais pratiquement personne. Vu que mon Ex était membre de l'Association des Parents d'Elèves, (je ne lui ferais pas injure en mentionnant ici qu'elle en fut même la Présidente et qu'elle y a fait de très bonnes choses), les convives étaient généralement issus de ce réservoir ultime de Pelletier que constitue une association de parents d'élèves digne de ce nom.

Le Pelletier avait en général peu ou pas d'amis, et il avait une fâcheuse tendance à vous considérer comme son meilleur pote, tout ça parce que vos filles avaient joué à l'élastique ensemble l'avant-veille, ou que vos femmes avaient pris le thé ensemble, youkaïdi youkaïda.

Bien qu'il y eut quelques bons moments, parfois surréalistes, je m'y suis globalement fait chier comme un rat mort la plupart du temps.

Parfois, on tombait sur des gens qui n'avaient pas trop de gouts, qui bouffaient pas bien, parfois pingre, parfois d'extrême droite, parfois les 2.

Parfois, c'était l'inverse, c'était eux qui venaient à la maison, par ce que la pratique du diner Pelletier, impliquait souvent la pratique débile du rendage d'invitation. Et donc, en rentrant du boulot, évidemment trop tard, je tombais parfois sur un trouduc en train de siroter mon Lagavulin. Non pas que je n'aime pas partager les bonnes choses, mais quand c'est pour un blaireau qui vous demande ensuite si vous n'avez pas du coca pour l'allonger, par ce que bon, c'est un peu fort, ce truc finalement, vous comprendrez que ça puisse agacer.

Je serais mauvaise langue, si je ne reconnaissais pas qu'il y en n'a pas eu quelques-uns, avec qui le rapprochement s'est avéré efficace, et qui, par la force des choses, sont devenus des ex-Pelletier, mais la proportion était malheureusement trop faible, eu égard à la somme d'heures passées en compagnie sordide.

Bien que je n’ai jamais eu de Pelletier qui s'appelait réellement Pelletier, le nom s'est trouvé tout naturellement. Ca aurait du être ça, d'ailleurs mon chef d'œuvre: un dîner Pelletier avec un mec qui s'appelle vraiment Pelletier dedans !

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samedi, décembre 02, 2006

Aujourd'hui, rions un peu avec une femme à poil !

Alors, voilà, un pote m'a envoyé ça:

Ah, ben zut, alors, on peut plus mettre de photos ! Il n'y a plus de menu pour insérer des images. C'est con, ça doit être cassé.

Bon, alors, je vais vous raconter l'image.

C'est une femme à poil, avec juste des bas et des escarpins, et qui est en train de tenir un aspirateur. Ben oui, je suis vraiment navré, ça aurait été mieux si j'avais pu mettre la photo. En plus, on aurait pu dire qu'il y avait une femme à poil sur mon blog, ça l'aurait fait, grave !

Il n'y a rien dans la pièce, juste 6 modèles d'aspirateur de couleurs différentes. Elle est debout, le pied sur un des aspirateurs, elle tient le tuyau dans la main gauche, et elle le regarde. Elle a une petite coiffe, genre soubrette, mais elle est vraiment toute nue, et elle est plutôt bien foutue.

Et donc, je me demandais si cette pub existait réellement, par ce qu'il n'y a pas de message publicitaire, et j'ai du mal à distinguer la marque. J'y connais rien du tout en aspirateur, mais ça donne tout de suite envie d'en acheter un ! Le jaune, tiens, il a l'air vraiment bien !

En fait, je me demandais surtout qui était l'abruti de publicitaire qui avait eu cette idée à 2 balles ! Vous me direz qu'il y en a partout des pubs avec des femmes à poil, des qui frisent l'orgasme en bouffant des yaourts. Sauf que là, c'est vraiment une caricature, genre playmate du mois Playboy, mise en scène par Jaques Segala !

Tiens, pendant que j'écris des conneries, il y a Blues Power, un live du grand Albert King qui tourne en boucle. Enorme disque de blues, forcément. Déjà, vue la corpulence et le talent du bonhomme, c'est du lourd, du très très lourd !

Je me souviens l'avoir vu en concert dans les années 87 ou 88. J'avais été scotché par l'énorme silhouette, dans son costard blanc, avec sa pipe, hilare, impérial, maltraitant sa Flying V comme jamais. Et là, j'avais compris ! Les bend fabuleux, pourquoi il y avait une telle force dans ces notes.

En fait, ça mérite une petite explication technique. Pour ceux qui ne maîtrisent pas ce qu'est un bend, voir rubrique bend sur wikipedia, c'est très bien expliqué, avec une jolie photo (désolé, je peux pas mettre de lien non plus).

Donc, Albert, lui, il est gaucher. Comme Hendrix, ou Kurt Cobain, me direz-vous. Ben non, pas tout à fait, parce qu'Albert, joue avec une guitare de droitier et n'a pas inversé les cordes. Il a les a laissées comme elles étaient pour un droitier, alors que Jimi et Kurt les ont inversées, de façon à avoir les aigus en bas, comme un droitier. Vous suivez ?

Donc, Albert, il a les cordes aiguës en haut du manche. Et donc, quand il fait un bend, au lieu de pousser le doigt gauche vers le haut, comme le ferait un droitier, il tire son doigt droit vers le bas ! Vous suivez toujours ?

Si vous êtes largués, dites 20 fois de suite très vite "tire son doigt droit vers le bas".

En fait, on a beaucoup plus de force en fermant sa main qu'en l'ouvrant. Un peu comme les crocodiles, finalement.

Du coup, Albert le crocodile tire plus fort sur les cordes, et ça s'entend. En fait, c'est même assez unique, comme son. En prime, il chante bien, il a une patate d'enfer et il se marre tout le temps, ce qui ne gâche rien au plaisir.

Bref, Blues Power, est un disque énorme, à avoir absolument, pour peu que les 12 mesures vous chatouillent comme moi un peu les tripes !

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