samedi, février 23, 2008

Le père et la maire

Qu'est ce qu'on se marre à Puteaux. La presse et la télé ont déjà fait leurs choux gras en relatant la rocambolesque campagne des municipales qui voit s'affronter l'ancien Maire et l'actuelle, respectivement père et fille dans le civile. Le réglement de compte est sordide, les mots sont durs. Un petit exemple en images ici. La semaine dernière, on avait eu droit à un tract du papa, dénonçant l'incompétence de sa fille, avec quelques phrases clés, bien pensées, je cite: "Des troubles de la personnalité ont favorisé son échec au baccalauréat, accordé à 80% des candidats."

Cette semaine, dans la boite aux lettres, il y avait la plaquette de la fille et celle du père. Du beau, du propre, relié et en couleurs, 24 pages pour la fille, 28 pour le père. Et puis une feuille blanche A4, à part, sobrement imprimé, dont, je n'ai pas résisté à recopier ici le contenu:


LE MENSONGE PERMANENT

Les déclarations de Madame Joëlle Ceccaldi au Parisien relèvent du mensonge intégral.

Son fils ne milite pas à Puteaux. Il travaille à Boulogne. Il est payé par Fourcade.

Si on ne fait pas tous ensemble barrage à Joëlle Ceccaldi et à son fils, nous aurons des sous Ceccaldi pour un demi-siècle.

Quand je suis tombé malade, elle m'a demandé ma place à la mairie, sous conditions que je serai un expert écouté. Elle m'a écarté.

Elle n'a pas aimé son frère. Sa mère m'a mis en garde contre elle. Elle n'aime pas son père donc elle n'aime personne.

Elle ment en permanence. Elle n'est pas digne des fonctions qu'elle occupe.

La plaquette comporte une erreur de paginations dont nous nous excusons.


Charles CECCALCI-RAYNAUD


Effectivement, après vérification, le chapitre VII intitulé Urbanisme et Environnement, est coupé au milieu par les chapitres VIII-Circulation et IX-Parkings. Il y a un imprimeur qui a du se prendre une avoine.

A part ça, je bloque grave depuis quelques temps sur l'album Take London du génialissime collectif The Herbaliser. Déjà, avec un nom comme ça, je ne pouvais qu'y aller tout droit. C'est pourtant de Hip-Hop dont il est essentiellement question, moi qui ait eu toutes les peines du monde avec le genre. Ce truc est très très fort, de la dynamite en barre, du très lourd qui vous prend les tripes pour ne plus vous lacher. Ca scratche de partout, les basses sont solides, c'est propre, mixé et mélangé comme il faut, il y a toute la rigueur et l'énergie d'un grand Sound System. Il y a des passages bien soul également, et un morceau à part, étonnant, hommage à Gainsbourg, chanté par Katerine. Le groupe se produit régulièrement sur l'incontournable label Ninja Tunes.

Et là, je viens de voir qu'ils seront en concert le 4 avril au Bataclan, avec notamment Fink, très bon artiste d'un genre complètement différent.

Youpi !

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mardi, décembre 04, 2007

Dans la vie, on se contente parfois de joies simples...









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dimanche, décembre 02, 2007

BaseJump

Je savais que j'étais fan de BaseJump. Cela fait partie des trucs, de plus en plus nombreux maintenant, que je sais que je ne ferais jamais.

Il y a ce clip magnifique et hallucinant, que je ne me lasse pas de regarder et grâce auquel j'ai découvert tardivement Juno Reactor. Tiens, mon héros - Jeb Corliss qu'il s'appelle, et je trouve qu'il a une bonne tête - s'est fait pécho alors qu'il allait tenter un saut depuis l'Empire State.

Et puis, il y a aussi ces fous furieux qui repoussent les limites encore un peu plus loin:




N'empêche que le dernier truc que j'ai découvert sur le sujet, c'est total respect. Et puis c'est marrant, parce que j'ai converti le fichier avec un soft qui m'a pris ma bande-son du moment (jamais rien compris, comment marchait ce foutu soft), à savoir les Variations Goldberg jouées par l'immense Glenn Gould.





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dimanche, novembre 18, 2007

JB Lenoir

Rien de tel qu'un dimanche gris pour apprécier le talent d'un grand bluesman. En l'occurrence, le génialissime et usurpateur JB Lenoir.

JB Lenoir a démarré sa carrière à Chicago en 1949. Il est rapidement devenu une référence locale très populaire du Chicago Blues, fidèle à ses maîtres que sont Elmore James, Jimmy Reed, Big Bill Bronzy ou Blind Lemon Jefferson. Accompagné d'un orchestre Swing, son blues est alors électrique et cuivré.

A la fin des années 50, alors que sa formule est un peu usée et sur les conseils de Willy Dixon, il s'invente un passé de bluesman solitaire et campagnard. En 1965, il apparaît seul sur la scène européenne de l'American Folk Blues Festival, avec une guitare acoustique. Son blues est rural, introspectif et engagé et l'album Alabama Blues est un pur chef d'oeuvre de simplicité et d'intelligence, dans le style d'un blues traditionnel épuré, digne du très grand Lightnin' Hopkins.

The Soul of A Man, documentaire de Win Wenders et produit par Martin Scorcese (2003) lui est en partie consacré et l'infatigable John Mayall lui dédia une chanson The Death of JB Lenoir (1998).

Tiens, ça me donne furieusement envie de me remettre à la guitare. Je sais que j'y reviendrais, mais pas maintenant, parce qu'en ce moment, j'ai d'autres trucs sur le feu !

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jeudi, novembre 15, 2007

Larcenet

Je viens de m'enfiler Chez Francisque, tome 2, et c'est tout simplement excellent ! Il y a du Reiser dans ce truc, et c'est très très fort !

A lire d'urgence, en attendant le Sens de la Vis, qui sort demain (il en parle , rien que ça, ça donne envie !)

Ce mec est un génie ! (et également ceux avec qui il travaille, car il n'est pas tout seul, en l'occurrence, Lindingre et Ferri)

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samedi, octobre 13, 2007

Aujourd'hui, rions un peu avec la Maison Blanche

Donc, d'abord un petit mot sur l'attribution du prix Nobel de la paix à ce bon vieux Al, qui provoque chez moi une bonne dose de fou rire. Franchement du très grand n'importe quoi. Il faudrait quand même qu'on m'explique ce qu'il a fait pour la paix dans le monde. Qu'on adhère ou non avec sa démarche, que je trouve personnellement plus que douteuse, je ne vois pas très bien le rapport. On pourrait être vert (de rage) et s'inquiéter aussi qu'il n'y ait pas eu d'autres prétendants plus sérieux. Moi, je préfère en rire, tellement j'ai trouvé son film et son discours ridicule.

Intérressons-nous ensuite au président, Georges, qui s'est fait faire le portrait par l'artiste Jonathan Yeo. Celui-ci aurait eu la commande par la Maison Blanche et a réalisé le portrait suivant:



Je vous laisse apprécier quelques détails de l'oeuvre, qui montre à partir de quels éléments le portrait est constitué:


Il parait que la Maison Blanche n'a pas apprécié et n'a pas payé la commande !
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mercredi, octobre 03, 2007

Radiohead, le retour

Radiohead sort un nouvel album la semaine prochaine. Bientôt dans les bacs, donc, comme on disait naguère. Sauf que là, non, on ne le trouvera pas dans les bacs. Ni sur aucun site de ventes de musique d'ailleurs. L'album sera distribué uniquement via leur propre site pour la modique somme de ce qu'il vous plaira !

Oui, le prix est laissé à la liberté de l'acheteur, comme c'est bien expliqué sur leur magnifique page web. Je crois qu'ils ont d'ailleurs fait pareil avec leur site, ils ont payé ce qu'ils voulaient, et apparemment pas beaucoup. On se croirait en 1997 !

Voici la page de saisie de la commande:

Ils ont prévu les débordements, le champ de saisie du prix ne permet pas d'aller au delà de 99.99 £.

Le petit point d'interrogation rouge vous envoie la-dessus:


puis, si vous insistez, sur cette page:
La fenêtre de confirmation de sélection d'un item est du plus bel effet:


Le lien du convertisseur de devises également:


Bon passons donc sur ce site d'une pauvreté rarement égalée pour vendre un truc, et revenons à nos moutons.

Après Prince qui avait diffusé son album gratuitement via la presse anglaise, voici donc une grosse pointure qui se permet de se passer d'une maison de disques et de faire un joli pied de nez aux majors. Pascal, une petite réaction ?

A noter qu'il y aura un double disponible pour la non modique somme de 40 £, et que seul le premier album sera disponible en téléchargement. Vu le nombre de fans en attente, et à moins d'avoir eu une grosse défaillance et pondu une daube, ils devraient en vendre plein.

En fait, je crois qu'ils ont tout compris. Diffuser sa musique gratos, ou presque, et proposer un collector cher, pour les fans qui vont se précipiter dessus. Tout cela est d'ailleurs très bien expliqué dans cet excellent bouquin, L'Age de Peer.

Bon, bien sur, c'est Radiohead, ils peuvent se le permettre, mais ça fait du bien de voir enfin des poids lourds de la musique se débarrasser de ces imbéciles de majors, qui se foutent bien de notre gueule depuis trop d'années déjà. J'attends juste de les entendre pleurer encore un peu plus, et crier au scandale, et je vais rire un bon coup !
Ah, aux dernières nouvelles, ils mettront quand même leur album en vente via une distribution classique, les négo sont en cours avec un label, parait-il.
En attendant, Radiohead, ça se travaille, alors, hop, au boulot ! On enquille The Bends, et on savoure avant la découverte du petit dernier.

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